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  • Photo du rédacteurAndré Lapierre

Procès du CP: contradictions et zones grises devant la Cour


Source: Viatka Sundborg

Photo et texte


Me Daniel Larochelle, représentant des victimes civiles de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, ne peut ignorer les contradictions soulevées mardi au palais de justice de Sherbrooke suivant le témoignage de Jean Demaître en comparaison à celui de Richard Labrie entendu lundi.

« On a commencé par les gens qui étaient les plus proches de la tragédie : le conducteur du train et le répartiteur. Aujourd’hui, c’était au tour de Jean Demaître en charge de surveiller le mouvement des trains de la Montreal, Maine & Atlantic (MMA) », explique Me Larochelle en soulignant que le but est d’abord d’établir la chronologie des évènements dans cette affaire. Lorsqu’interrogé sur les procédures d’arrêté des locomotives, M. Demaître a affirmé que les propriétaires de MMA obligent la mise à l’arrêt des locomotives lorsqu’elles sont stationnées alors que Richard Labrie avait affirmé le contraire la veille. « Oui, il contredit le témoignage de M. Labrie d’hier. Maintenant, on verra ce que les autres viendront dire. C’est un témoin parmi les autres. Il a mentionné une chose et peut-être qu’on verra par la suite que ce n’est pas ça qu’il s’est passé. Le but ici c’est de savoir la vérité », poursuit Me Larochelle.

Le représentant des victimes civiles fait cependant appel à la prudence considérant que le procès vient tout juste de commencer. « On verra, il va y avoir d’autres témoins qui vont venir expliquer des choses. Vous voyez aujourd’hui, un témoin dit une chose et un autre dit autre chose. C’est le travail du juge de déterminer où est la vérité », affirme Me Daniel Larochelle.

Ni quantité ni qualité Outre, l’incohérence des procédures d’arrêt, Me Larochelle a insisté sur l’état des locomotives utilisées par la MMA à la sortie du tribunal puisque ce sujet avait été abordé par Jean Demaître lors de son témoignage. « C’était bien connu que la MMA possédait peu d’équipement. On a bien vu dans le témoignage de M. Demaître qu’ils avaient à peine suffisamment de locomotives pour effectuer le transport du pétrole », a-t-il précisé.

Me Laroche en titre de représentant des victimes civiles de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic a pu aussi ajouter que : « (la MMA) était souvent à court de locomotives, et ça les gens de Mégantic l’ont constaté. On voyait dans quel état étaient les locomotives. » Le témoignage de M. Demaître a soulevé plusieurs nouveaux questionnements dans le procès du Canadian Pacifique (CP). Impossible de clairement déterminer ce que faisait Jean Demaître le soir de la tragédie, et ce même à la suite de son témoignage.

« J’aurais aimé en apprendre plus sur ce qu’il a fait le soir des évènements. Je sais qu’il était chez lui, qu’il a communiqué avec M. Labrie. Est-ce qu’il a fait autre chose? Ça, c’est des choses qu’on aurait aimé apprendre. (…) Il semblerait qu’il aurait pris sa voiture et de chez lui à Mégantic ,il n’aurait pas été en mesure de prendre son téléphone. C’est ce que j’ai compris » conclut Me Larochelle.

Tant la partie demanderesse que les avocats du CP n’ont pas demandé au témoin de développer davantage quant aux actions précises que celui-ci a posées le soir de l’incendie à Lac-Mégantic.

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